Se lancer dans l’autoconstruction

Se lancer dans l’autoconstruction
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Rêver à sa propriété, puis la réaliser soi-même de A à Z : satisfaction et fierté garanties ! Bien entendu, avant de se lancer dans un projet d’autoconstruction, mieux vaut y réfléchir à fond. Voici quatre pistes de réflexion rationnelles pour y parvenir.

 

1. Suis-je la bonne personne pour cette aventure ?
Entre 20 et 30 heures par semaine1 : c’est le temps qu’on devrait investir pour mener à terme un projet d’autoconstruction. Un travail pratiquement à temps plein, en somme ! De l’élaboration des premiers plans de la demeure à sa finition intérieure, plusieurs décisions doivent être prises quotidiennement, influençant directement le budget et l’échéancier du chantier.

Aussi, si certains engagent un gestionnaire de projet pour se dégager de cette prenante responsabilité, il faut tout de même s’attendre à un investissement personnel considérable. Après tout, c’est de notre maison dont il est question !

 

2. Suis-je au courant des étapes que le projet implique ?
Établissement d’un budget, élaboration des plans, demande des permis puis sélection des intervenants. Avant même la première pelletée de terre, des semaines, voire des mois passent dans la préparation et la planification d’une autoconstruction.

Puis s’enchaînent l’excavation, le bétonnage des fondations, l’érection de la charpente, la pose du revêtement extérieur, des portes et des fenêtres, du gypse, et enfin la finition intérieure. Il n’est pas rare qu’un chantier s’étire sur plus de six mois1. La Banque Nationale alloue un maximum de douze mois au projet.

 

3. Suis-je bien entouré ?
Architecte, arpenteur, briqueteurs, plombier, électricien, ingénieur en bâtiment, notaire… Ce n’est qu’un aperçu des professionnels appelés à intervenir lors de la construction d’une maison. Il faut les sélectionner (c’est-à-dire vérifier leurs permis, leurs références, leur réputation), évaluer leur devis, puis choisir des intervenants qui ont un esprit de collaboration, l’autoconstruction étant un travail d’équipe. S’ajoute également le défi de gérer les disponibilités de chacun pour s’assurer de suivre notre échéancier, car un électricien qui attend que les cloisons soient montées coûte cher en tournage de pouces !

 

4. Comment financer ce projet ?
Évidemment, il ne suffit pas de se présenter à son institution financière avec un plan signé d’un architecte pour en ressortir avec un chèque de quelques centaines de milliers de dollars en poche.

Les projets d’autoconstruction sont soumis à une analyse approfondie avant l’approbation par un conseiller spécialisé en immobilier. Celui-ci vous guidera à travers des étapes d’approbation de crédit et vous fournira la liste des documents à préparer pour la demande de financement.

Qui plus est, en plus de la mise de fonds minimale, une preuve de liquidité est demandée afin d’être certains qu’on pourra assumer tous les paiements nécessaires à la commande des matériaux. Le client doit notamment détenir des liquidités pour combler l’écart entre le coût réel de son projet et le montant financé confirmé par une évaluation agréée par l’institution financière ou par la valeur reconnue par l’assureur prêt.

Suite à une visite d’un inspecteur certifié de l’institution financière qui validera l’avancement et la qualité des travaux. L’argent sera ensuite déboursé graduellement pour subvenir aux besoins financiers du chantier.

Enfin, en guise de garantie, une retenue aux fins de privilèges de construction et de fournisseurs de matériaux sera aussi exigée sur chaque déboursé suite à l’évolution des travaux ; elle sera remise à la fin complète des travaux.

L’autoconstruction est sans aucun doute prenante sur tous les aspects. Êtes-vous prêts ? Est-ce le bon projet pour vous ? Si oui, à vous la maison 100 % à votre goût!

 

 

1. Source: Maison Construction, estimation générale.

 

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Édité le 22 décembre 2016

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