Dividendes : à long terme, la qualité l’emporte

Dividendes : à long terme, la qualité l’emporte
Jean Philippe Bernard Investir Investir
Si votre portefeuille ne détient pas assez de titres à dividendes, il est peut-être temps d’en discuter avec votre conseiller.

Le début d’année 2016 n’est pas facile sur les marchés boursiers. La chute du prix du baril de pétrole entamée en 2015 semble avoir maintenant contaminé les actions de tous les secteurs confondus. Les investisseurs affichent aujourd’hui un niveau de nervosité qu’on n’a pas vu souvent depuis 5 ans. La glissade boursière qui semble vouloir se poursuivre nous a offert les rendements suivants depuis le début de l’année sur divers indices :

Rendements année à date au 8 février 2016 – Source : Thompson

Indice Marché Performance depuis le début de l’année
S&P TSX Actions Canadiennes -3.25%
S&P 500 Actions américaines -9.50%
MSCI EAFE Actions internationales -10.47%

Cette volatilité soudaine ne devrait pas toutefois inquiéter les investisseurs qui ont misé sur la qualité dans leur choix de titres. Voici pourquoi.

Les entreprises solides continueront d’augmenter leurs dividendes

Historiquement, les entreprises qui ont des bilans sains ont été en mesure d’augmenter leurs dividendes. Malgré les récessions, les crises et les guerres, ces entreprises ont su adapter leur modèle d’affaire afin de continuer à générer et faire croître les bénéfices et ainsi récompenser l’investisseur à long terme. L’investisseur patient a pu ainsi capitaliser sur une croissance du prix du titre qu’il détient mais aussi sur une croissance du dividende qu’il reçoit. Voici quelques exemples du dividende par action versé par quelques entreprises canadiennes et américaines en l’an 2000 vs aujourd’hui:

Titre Dividende par action en 2000 Dividende par action aujourd’hui Croissance
Banque Royale 0.20$ 0.79$ 395%
Coca Cola 0.085$ 0.33$ 388%
McDonalds 0.215$ 0.88$ 409%
Suncor Energy 0.021$ 0.29$ 1380%
Pfizer 0.09$ 0.30$ 333%

Source : google.ca/finance

En d’autre mot l’actionnaire de la Banque Royale qui détenait 1000 actions recevait annuellement 200$ en l’an 2000. Aujourd’hui, sa même position lui permet de bénéficier d’un revenu de 790$. Dans ce cas précis, c’est une progression des revenus de près 4 fois sur une période de 15 ans ce qui est bien supérieur au taux d’inflation.

Mais ce n’est pas tout. Bien que cette progression des dividendes soit impressionnante sachez que si l’investisseur avait décidé de procéder au réinvestissement de ses dividendes, il posséderait aujourd’hui beaucoup plus que 1000 actions lui procurant ainsi un levier additionnel important.

Des sites internet permettent de calculer le nombre de titres que vous détiendrez dans le futur advenant une % de croissance déterminé du dividende et du $ de l’action. L’exercice est intéressant.

Comment sélectionner ces entreprises qui versent et augmentent leur dividendes ?

Identifier des entreprises qui versent de généreux dividendes et capables de les augmenter n’est pas une tâche facile. Standard & Poors a créé divers indices pour cibler des entreprises qui ont un historique de dividendes croissants. Voici la méthodologie du S&P/TSX Canadian Dividend Aristocrats Index:

  • Une bonne capitalisation boursière (300MM$ ou plus) car les plus petites entreprises peuvent être vulnérables aux cycles économiques
  • Les dividendes versés doivent augmenter chaque année pendant cinq années consécutives mais peuvent demeurer identiques pendant au plus deux années consécutives au cours de cette période de cinq ans
  • Les titres doivent être des actions ordinaires ou des titres de fiducies de revenu inscrits à la cote de la Bourse de Toronto et faire partie de l’indice S&P Canada Broad Market Index

Cet indice également disponible sous forme de fonds négocié en bourse (CDZ) offrira l’avantage d’avoir une méthodologie qui a fait ses preuves pour identifier des titres de qualité tout en évitant des concentrations sectorielles trop fortes.

La qualité avant tout

Lorsqu’on détient des titres de qualité, les soubresauts boursiers connus récemment ne devraient pas inquiéter l’investisseur. En fait, si celui-ci procède au réinvestissement de ses dividendes, cela lui permettra de faire le plein d’actions de qualité à rabais ! Ces actions additionnelles lui offriront un levier lorsque les prix remonteront tout en lui assurant des revenus de plus sur ces nouveaux titres achetés.

Si votre portefeuille ne détient pas assez de titres à dividendes, il est peut-être temps d’en discuter avec votre conseiller.

Jean Philippe Bernard, FSCI, DMS
Conseiller en placement

Édité le 22 décembre 2016

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