Économiser au quotidien sans y passer sa vie!

Économiser au quotidien sans y passer sa vie!
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Qui a véritablement le temps de collectionner, de trier tous ces coupons et de butiner d’un supermarché à l’autre pour économiser au quotidien ?

On a vu à la télé ces émissions où des fanatiques de coupons-rabais arrivent à remplir un panier d’épicerie pour trois fois rien. C’est spectaculaire, mais qui a véritablement le temps de collectionner, de trier tous ces coupons et de butiner d’un supermarché à l’autre ? Avec les enfants, le travail et un agenda bien rempli, on a certainement mieux à faire de ses dimanches avant-midi !

Le temps aussi, c’est de l’argent !

Lili Marchand, chasseuse d’aubaines professionnelle et auteure du site OnMagasine.ca, a fait le calcul : faire le tour des supermarchés dans un périmètre de 15 kilomètres autour de chez elle pour profiter de toutes les aubaines de la semaine lui prendrait en moyenne 2 heures, sans compter le prix de l’essence.

Bien des mères n’ont pas le temps de se promener ainsi aux quatre coins de la ville pour profiter des rabais. Isabelle De Palma en sait quelque chose, elle qui offre ses services d’adjointe aux gens débordés : « Les jeunes familles manquent de temps. Il y a le travail, les gens veulent bien manger, faire du sport, puis passer du temps de qualité avec leurs enfants… » La conséquence : plusieurs décrochent et ne se donnent plus la peine de planifier leurs achats. « Quand on achète à la dernière minute ou sur un coup de tête, c’est à ce moment qu’on paie le gros prix », soutient Isabelle De Palma.

Il est pourtant possible d’économiser au quotidien sans y engloutir tout son temps, et ce, tant à la maison qu’au centre commercial. Oui, oui. Pour cela, il faut s’armer d’un plan solide.

En avoir plus pour son argent

Sans aucune prétention scientifique, un sondage maison effectué auprès de sa communauté d’utilisateurs a permis à Lili Marchand d’évaluer que le couponnage intensif permettrait de réduire une facture d’épicerie de 2 500 $ par année en moyenne. Mais pour quel investissement en temps ? « Au début, c’est sûr que pour s’organiser et bien comprendre le système de coupons, cela peut représenter un bon 2 à 3 heures par semaine, dit Lili Marchand. Mais quand le système est mis en place, on peut ramener ça à une heure. »

La clé, selon l’experte, est de cibler les produits que l’on consomme sur une base régulière. « Combien coûte un pot de beurre d’arachides, par exemple. De cette façon, on repère rapidement une aubaine quand elle se présente. » Isabelle De Palma suggère pour sa part de mieux identifier ses besoins. « Je dis toujours à mes clients de faire une liste de leurs achats à venir. Ils réfléchissent ainsi à ce dont ils ont réellement besoin, et évitent de faire des achats inutiles ou impulsifs. »

En se pliant à l’exercice, on peut alors planifier ses achats quelques mois à l’avance et réaliser des économies substantielles. Sur les vêtements, par exemple. Monique Pelletier, du site Lesventes.ca, nous rappelle que « les soldes de fin de saison permettent d’obtenir jusqu’à 75 % de rabais ». C’est un pensez-y.

Chauffer le dehors, nourrir la poubelle…

Cela dit, on ne s’appauvrit pas uniquement en achetant des articles à prix courant. On perd parfois de l’argent sans même sortir de chez soi. Pertes d’énergie, tout d’abord. Le prix de l’électricité a augmenté ces dernières années. On augmente les frais de chauffage, notamment, en isolant mal les fenêtres ou en chauffant uniformément toutes les pièces.

On perd également de l’argent par la bouffe qu’on achète et qu’on ne consomme pas. Au Canada, 47 % du gaspillage alimentaire a lieu à la maison, selon un rapport réalisé par l’organisation Value Chain Management International (2014)1. Une pinte de lait périmée, un brocoli oublié au fond du frigo : autant d’achats qui ne sont pas rentabilisés.

Des efforts qui valent la peine

Personne n’a les moyens de jeter son argent par les fenêtres. Aussi, se doter d’un plan pour réaliser des économies, tant à l’épicerie qu’à la maison, fait partie de la solution pour viser une meilleure santé financière.En planifiant ses achats, puis en réintégrant quelques bonnes habitudes au quotidien, on s’aperçoit qu’il est possible d’en garder plus dans ses poches, sans y consacrer tout son temps !

Sources
1. Food Waste in Canada – $27 Billion Revisited, 10 décembre 2014, Value Chain Management International (PDF)

Pour en savoir plus :

Édité le 22 décembre 2016

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