L’art de rembourser ses dettes, ça s’apprend!

L’art de rembourser ses dettes, ça s’apprend!
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Carte de crédit, marge, prêt auto, prêt étudiant… Ces dettes doivent toutes être remboursées, mais certaines devraient l’être plus rapidement que d’autres.

Comme bien des gens, vos revenus sont sans doute grugés chaque mois par différentes dettes: le prêt auto, les dettes d’études, le solde de la carte de crédit ou les versements pour payer ce mobilier de salon acheté il y a six mois. Mais quelle dette régler en premier? Un dilemme à première vue simple, mais qui peut avoir des conséquences à court, moyen et long terme sur votre portefeuille.

Connaître le coût de chaque dette

Prenons par exemple la situation du prêt auto. Votre institution financière vous a sans doute accordé un financement dont les intérêts varient de 6 % à 9 %, selon la nature du prêt. Si vous êtes passé directement par le concessionnaire, vous avez peut-être profité d’un taux plus avantageux.

Mais qu’en est-il du prêt étudiant? En général, l’aide gouvernementale offre un meilleur taux d’intérêt.

« Le gouvernement offre un délai allant jusqu’à six mois, après la fin des études, avant de débuter le remboursement de son prêt étudiant, mentionne Bajeenthan Baskararasa, conseiller, finances personnelles et petites entreprises à la Banque Nationale. Et les intérêts sur ce prêt sont déductibles d’impôt. »

De plus, les modalités de remboursement peuvent s’échelonner de 10 à 15 ans, selon le contrat signé.

Donc, puisque le prêt auto est plus coûteux (parce que les intérêts sont plus élevés), on aurait tout à gagner à le rembourser plus rapidement. Mais attention, il ne faut pas négliger ses dettes d’études pour autant! Le gouvernement arrête de payer les intérêts courus sur votre emprunt dès la fin de votre programme. Malgré les échéances plus longues, on doit donc prévoir sans tarder un plan de remboursement.

Départager les « bonnes » des « mauvaises » dettes

Les « bonnes » dettes sont celles qui sont considérées comme un investissement, qui sont profitables à long terme. On trouve dans cette catégorie le prêt pour vos études ou le prêt hypothécaire, qui vous permet de devenir propriétaire et de faire votre entrée sur le marché de l’immobilier.

On parlera de « mauvaises » dettes lorsque l’emprunt sert à se procurer des choses qui perdront rapidement leur valeur ou que vous n’arriverez pas à rembourser au complet (et à temps). C’est le cas des cartes de crédit de magasins. « Les taux d’intérêt sont très élevés, et si on ne parvient pas à acquitter le minimum exigé chaque mois, on peut vite se retrouver à ne payer que les intérêts sans réussir à rembourser le capital », prévient M. Baskararasa. Même son de cloche en ce qui concerne le financement accordé en magasin pour l’achat de biens. Certains octroient des prêts qui prévoient, par exemple, 18 mois sans intérêts. « Cela peut être avantageux si on n’a pas l’argent tout de suite, précise le conseiller en finances personnelles. Mais si on n’arrive pas à tout payer à l’échéance, les intérêts peuvent alors passer de 0 % à 18 %. »

On aura compris qu’une dette peut passer de « bonne » à « mauvaise » assez vite!

Attention à votre score de crédit!

Votre dossier de crédit est créé dès lors que vous empruntez de l’argent ou que vous faites une demande de crédit. Sur la base d’une cote de crédit qui vous est attribuée par une des agences d’évaluation du crédit au Canada, les prêteurs acceptent ou non de vous consentir un prêt ou du crédit.

Les pointages varient de 300 à 900. Plus le chiffre est élevé, moins vous représentez un risque pour le prêteur. Les retards sont l’un des facteurs qui contribuent à baisser votre score. Si vous oubliez d’effectuer un paiement, cela se répercute sur votre score, qui varie selon que vous ayez remboursé après 30, 60 ou 90 jours.

« La plupart des institutions financières offrent de prélever automatiquement le montant minimum chaque mois pour éviter ce genre de retard, mais il faut le demander », soutient M. Baskararasa.

Le niveau d’endettement est un autre facteur qui influence son score. Si la limite de crédit est de 10 000 $ et qu’on en utilise 9 000 $, on considère alors que le niveau de dépendance au crédit est élevé », ajoute-t-il.

L’importance d’avoir un historique de crédit

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’avoir jamais emprunté n’est pas nécessairement bon.

« Si cinq ou dix ans après ses études, on veut acheter une propriété ou une voiture, les prêteurs seront frileux à consentir un prêt à quelqu’un qui n’a pas d’historique de crédit, mentionne M. Baskararasa. Et s’ils acceptent, ce sera à des conditions beaucoup moins avantageuses. »

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Édité le 22 décembre 2016